L’union sacrée des acteurs du funéraire met un point d’honneur à protéger son personnel autant que les familles endeuillées

MUTAC affirme sa solidarité avec tous les acteurs du funéraires. En particulier avec ses partenaires des services funéraires publics ou mutualistes dans la difficile mission qu’ils conduisent à l’heure du covid-19. Les familles endeuillées subissent de plein fouet les restrictions du confinement pour l’organisation des obsèques. Elles peuvent compter sur le professionnalisme, la compréhension et la disponibilité des personnels du funéraire pour continuer à les accompagner, mais « différemment » comme le souligne Manuel Sauveplane, Président de l’UPFP (Union du Pôle Funéraire Public).

Responsabilité auprès des familles

La principale mission des opérateurs funéraires qui est l’accompagnement au moment du décès, impose aujourd’hui plus que jamais de protéger les familles. Ce positionnement citoyen et responsable s’est traduit par le communiqué adressé par les trois grandes fédérations de la profession - l’UPFP, la Confédération nationale des pompes funèbres et de la marbrerie (CPFM) et la Fédération française des pompes funèbres (FFPF) – en réponse à l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) du 24 mars, préconisant un allègement soudain des mesures de précaution pour les défunts atteints ou suspectés de contamination au covid-19.

Le personnel funéraire sait de quoi il parle

Alors même que « les familles ont compris et accepté avec beaucoup de résilience les exigences sanitaires dictées par la situation épidémique actuelle », rappelle unanimement la profession, le nouvel avis du HCSP veut autoriser la pratique d’opérations funéraires jusque-là interdites. Elles concernent par exemple le transport du corps avant mise en bière vers une chambre funéraire, les toilettes funéraires et/ou rituelles et la présentation du visage du défunt « en contradiction avec des principes élémentaires d’hygiène et de sécurité ». Permettre la présence des proches auprès du défunt, au sein de la chambre funéraire, en pensant pouvoir maintenir les gestes barrières « est illusoire, dans le contexte émotionnel d’un décès » attestent les professionnels.

La priorité c’est de protéger

C’est pourquoi l’ensemble de la profession des trois fédérations en appelle à appliquer les mesures des dispositions issues de l’avis du HCSP du 18 février 2020. Elles préconisent dans le cas d’un décès dû ou suspecté de covid-19 : le maintien de l’obligation de mise en bière immédiate en cercueil simple et l’interdiction de pratiquer une quelconque toilette, que le décès ait e u lieu en milieu hospitalier, en EHPAD, et a fortiori au domicile. Un appel est également lancé auprès des autorités compétentes pour favoriser « l’impérieuse nécessité de pouvoir accéder aux stocks stratégiques de masques à l’instar des autres acteurs du soin. Il convient de s’y conformer pour le personnel funéraire comme pour l’ensemble de la chaîne sanitaire. »

La confiance des familles

Des manifestations muettes de gratitude ou quelques mots de remerciement des familles ou des proches sont les applaudissements silencieux adressés quotidiennement aux personnels funéraires, et ils en disent parfois plus long. Dans ces moments douloureux où la raison cède naturellement le pas à l’émotion, les familles sont réconfortées par le professionnalisme tout en discrétion du personnel funéraire. Les familles continuent de leur accorder leur confiance et c’est précisément ce que revendique aujourd’hui, légitimement, les acteurs du funéraire.