Pourquoi choisit-on une crémation ?

Pourquoi choisit-on une crémation ?

Les deux principales raisons qui motivent ce choix sont :

  • pour ne pas embarrasser la famille 34 %
  • pour raison écologique 26 %

Alors que l’image du crématorium n’a rien d’écologique, les fumées qui éventuellement sortent ne renvoient pas une image écologique, ce qui porte à croire que c’est pour ne pas embarrasser la planète.
Donc 34%+26 % =60 % de la population qui choisit la crémation ne veut pas être une charge et 70 % de ceux qui choisissent la crémation voudraient être dispersés, ce n’est pas ce qui se passe en réalité puisque seulement 33 % des cas le sont effectivement, mais les gens qui se projettent en choisissant la crémation veulent être néantiser, transformer en cendres pulvérulentes, dispersés ne plus exister.

La crémation pour libérer nos proches des obsèques et des funérailles

Si on résume : l’inhumation c’est l’inscription dans une tradition notamment religieuse souvent forte, c’est des repères, des traces gardées, c’est une lenteur du processus, puisque le temps qu’il faut pour parvenir au même stade que la crémation c’est au minimum 5 ans, puis autour il y a un imaginaire qui est très fort en France, nous avons un langage, de l’art dans les cimetières etc.
La crémation c’est clairement ne pas embarrasser, c’est la question de la modernité, c’est l’absence de repère de trace, c’est le raccourcissement du temps et c’est aussi un imaginaire, il n’y a pas un procédé qui est meilleur que l’autre. En interrogeant les professionnels du funéraire sur ce qu’ils souhaitent pour eux-mêmes, 95 % d’entre eux souhaitent la crémation, tous ceux qui ont vu ce qu’est une exhumation souhaitent une crémation.

Les différences existent quand on parle de contrats obsèques. En effet, il faut savoir que le prix des obsèques varie en fonction des différents départements français. Le montant du capital choisi pour financer ses funérailles peut être insuffisant non seulement en fonction de sa localisation, mais aussi en fonction du temps. L'augmentation du coût de la vie impose des montants différents et souvent bien supérieurs aux anciens pourtant calculés de manière précise. Le coût d'une inhumation en 1980 est bien inférieur à celui d'une inhumation en 2010. Et l'inflation impose ainsi une augmentation sans fin. Le capital choisi à l'époque n'est plus en accord avec les montants nécessaires aujourd'hui. Il est important de prévoir cette augmentation sur la durée afin qu'arrivée au terme de votre contrat, vous puissiez financer dans la globalité toutes les factures des prestations obsèques fournies, qu'il s'agisse d'une inhumation ou d'une crémation

Source : retranscription libre France Culture
Entretien enregistré en septembre 2017 dans le cadre du colloque "Que vont devenir les cimetières en Normandie, et ailleurs ?", sous la direction de Jacky Brionne, Gaëlle Clavandier et François Michaud-Nérard. François Michaud-Nérard, fondateur de la société d’économie mixte "Services Funéraires de la Ville de Paris". Administrateur de l’Union du Pôle Funéraire Public, il est membre titulaire du Conseil national des Opérations Funéraires et du bureau de l’European Crematoria Network.

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