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Dépendance : « l’humanitude » au secours des aidants

Le déclin d'un proche bouleverse les relations familiales. La cohabitation peut tourner à la confrontation et générer la culpabilité de l'aidant. Elaborée dans les années 1980, « l'humanitude » est une méthode qui permet d'améliorer le quotidien avec une personne dépendante.

« Ma mère, âgée de 88 ans, est entrée dans un établissement pour personnes dépendantes il y a quelques mois, explique Irène, 58 ans, cadre en gestion. Le quotidien chez elle n'était plus gérable. Elle ne se nourrissait pas si on n'était pas là : elle jetait dans les toilettes les repas qui lui étaient apportés et nous disait qu'elle avait tout mangé. Aujourd'hui, elle se souvient de la Seconde Guerre mondiale, mais jamais de nos visites tous les samedis à 14 heures. Elle oublie les prénoms de nos enfants. »

Qu'il s'agisse d'un conjoint ou d'un parent, accompagner une personne dépendante, âgée ou atteinte de déficit cognitif, est souvent difficile. S'occuper d'un proche qui nous confond avec notre mère, regarde ailleurs quand on lui parle, demande l'heure à tout bout de champ, refuse de se promener, de manger, d'être lavé, entraîne parfois une cohabitation qui tourne à la confrontation. Les tensions s'accumulent et éloignent affectivement l'aidant de l'aidé, ce qui engendre beaucoup de culpabilité.

Professeurs de sport à l'origine, Rosette Marescotti et Yves Gineste ont dispensé dès 1979 des formations à la « manutention des malades », avant d'évoluer vers une démarche humaniste. En 1985, ils proposent une méthodologie de soin appuyée sur une philosophie qu'ils appellent « l'humanitude », basée sur une approche émotionnelle et le respect des droits de la personne.

Le regard, les paroles et le toucher

« Pour nous, l'humanitude est l'ensemble des particularités qui permettent à un homme de se reconnaître ou de reconnaître un autre homme comme faisant partie de l'humanité, explique Rosette Marescotti. L'enfant se construit par le regard, les paroles et le toucher : on le regarde avec tendresse et amour, droit dans les yeux, en étant tout près, on lui parle sur un ton doux et mélodieux, on le caresse avec les mains bien posées sur lui et détendues. »

Lorsqu'une personne est assise ou alitée, les regards viennent du haut et sont plus rapides. Le toucher tend à se réduire aux soins, sans gestes gratuits de tendresse ; en cas de surdité, on parle fort et ce ne sont plus que des sons aigus qui parviennent à ses oreilles.

« Les repaires avec lesquels la personne a vécu toute son existence disparaissent. En réaction, elle va se réfugier dans des comportements dits agressifs mais que nous appelons défensifs, poursuit Rosette Marescotti. Nous apprenons à regarder, parler, toucher de manière positive pour apaiser la relation. »

Des conseils et des techniques préviennent les situations conflictuelles. Ainsi, plutôt que de marcher pour « pour marcher », il est recommandé de proposer à la personne se rendre dans un lieu précis. Quand les demandes se répètent, dévier l'attention permet d'atténuer les crispations. Avant de tendre une fourchette de nourriture ou de laver un visage, il est essentiel de passer par la « capture sensorielle ».

« On ne force jamais une personne »

Une personne, même sans défaillances auditives, peut ne pas entendre celui qui se tient à côté d'elle s'il n'est pas dans son champ de vision. Il faut donc saisir son regard en se tenant face à elle, tout proche et à la hauteur de ses yeux, puis parler, expliquer son intention de donner un repas ou un soin, demander son assentiment.

« On ne force jamais une personne, insiste la fondatrice de l'humanitude. Il doit y avoir une vraie rencontre avant de toucher le corps. Si on attrape le poignet, la personne se rétracte immédiatement et commence un combat dont tout le monde souffre. Il est essentiel de s'interroger sur les raisons pour lesquelles la personne réagit ainsi. »

En cas de déclin cognitif lié aux maladies d'Alzheimer, de Parkinson ou à la sénilité, on peut perdre la mémoire des objets et demeurer interdit devant ses couverts faute de se rappeler leur usage, confondre du persil avec des insectes, une casserole avec un pot de chambre, ce qui conduit à des comportements inappropriés. « En formulant des hypothèses, on devient plus tolérant, rappelle Rosette Marescotti, on adopte une approche bien traitante qui crée ou recrée du lien. »

Corinne Renou-Nativel

   

Marathon : performance en hausse pour les seniors

Les meilleurs marathoniens de plus de 65 ans ne cessent d'améliorer leurs performances depuis trente ans, comme le prouvent les résultats d'une étude de l'Inserm. Les chercheurs ont aussi observé une forte augmentation de la participation des athlètes de plus de 40 ans au marathon de New York, qui est passée de 36 % de l'effectif masculin entre 1980 et 1989 à 53 % pour la décennie 2000-2009.
   

Vivre ses rêves et gagner 10000€

Après le succès rencontré par la 1ère édition l'an dernier, plus de 80 projets proposés au jury, l'équipe MUTAC est heureuse d'annoncer le lancement de la nouvelle édition du concours de projets Vivre mes rêves.

Il est destiné aux personnes de plus de 50 ans ayant un projet sportif, associatif, humanitaire, environnemental, socio-culturel ou tout simplement un nouveau projet de vie.

Le gagnant se verra attribuer la somme de 10 000€ pour réaliser son rêve !

Le dépôt de candidature s'effectue en ligne jusqu'au 7 septembre 2012, sur le blog www.vivremesreves.fr, via l'onglet « Candidature ».

Le jury, présidé par le navigateur Marc Thiercelin, sélectionnera jusqu'à 10 projets soumis ensuite au vote des internautes à partir du 25 septembre. Le gagnant sera connu le 26 octobre 2012. Il ou elle succédera à Béatrice,
la première grande gagnante, dont les aventures seront à suivre très prochainement sur le blog.

Ce concours est ouvert à toute personne âgée de 50 ans ou plus.

 

 

 

Andrée Barboteu, Présidente de Mutac, et Marc Thiercelin, navigateur et Président du jury du concours,
remettant le chèque de 10 000€ à Béatrice, gagnante du concours 2011.


   

Mutac signe la charte de déontologie de la Mutualité Française

Pour choisir ses garanties de complémentaires retraite ou prévoyance, les raisons de préférer une mutuelle plutôt qu'un organisme d'assurance ne paraissent pas évidentes à tout un chacun. La Fédération Nationale de la Mutualité Française a créé une Charte déontologique qui met en avant les principaux atouts que représente la mutualité. Elle propose à ses mutuelles adhérentes de la signer pour manifester leur singularité. « L'Objectif de notre démarche est de mettre en exergue nos différences » explique avec conviction Etienne Caniard, Président de la FNMF.

Mutac rejoint totalement cette démarche qui s'inscrit déjà dans son fonctionnement quotidien. En effet, en plus d'avoir été créée par des militants souhaitant offrir des obsèques dignes à leurs adhérents, Mutac s'est engagée dans une démarche qualité, pour l'ensemble de ses services, reconnue depuis 2007 par le label ISO 9001.

Ainsi, quand la Charte FNMF se propose d'intervenir sur la « prise en compte de certains cas particulier », Mutac s'appuie sur l'existence d'un fonds social destiné à aider ses adhérents en difficulté.

Quand elle recommande de « veiller dans sa gestion quotidienne à développer des comportements respectueux des enjeux sociétaux », Mutac propose à tous ses adhérents de bénéficier du tiers-payant obsèques, qui évitera l'avance des frais funéraires aux proches de l'assuré décédé.

Ou encore quand la Charte préconise la « mise en place d'enquêtes qualité et leur suivi », Mutac fait vivre depuis 5 ans un processus d'écoute client avec une gestion des réclamations éventuelles.

C'est donc tout naturellement que Andrée Barboteu, Présidente de Mutac, mutuelle de prévoyance obsèques, a fait partie des premiers signataires vendredi 9 mars dernier de la Charte de déontologie de la FNMF. « La solidarité est un des piliers fondateurs de notre mouvement mutualiste. Signer cette Charte qui prône le respect de l'individu et de son environnement fût une évidence pour Mutac ».

   

MUTAC Le Mag